jeudi 10 avril 2014

Les Grenadines

Composées d'un chapelet d'îles, toutes proches les unes des autres, et rattachées à Saint Vincent. Sauf Carriacou qui dépend de Grenade.
Population essentiellement noire, vivant de pas grand-chose et redoublant d'imagination pour aspirer les dollars des nombreux touristes naviguant pour la plupart sur des bateaux de location.
Le must est sans conteste les Tobago Cayes , trois petites iles désertés avec l'eau turquoise, tortues et raies.
Beaucoup de vent, donc pas de mosquitos !
Ma passion pour la plage est telle qu'au bout de 24h, j'aspire à changer d'endroit.












vendredi 4 avril 2014

Grenade

L'île de Grenade est la plus sud de l'arc Antillais. Elle est considérée comme une des plus belles, avec une vraie douceur de vivre. Je dispose de peu d'éléments historiques, mais il semblerait que nous l'ayons occupé au début du XIIIe, puis chassés par les Anglais puis reprise en 1779, en attendant que les Anglais nous foutent définitivement dehors en 1783, lors du traité de Paris. Pour la petite histoire, ce serait Christophe Colomb qui aurait découvert l'île, encore lui !
Elle est restée dans la couronne britannique jusqu'en 1974, date a laquelle ils ont eu la bonne idée de les lâcher....Le nouveau pouvoir avec un certain Maurice Bishop, marxiste , a vu un rapprochement immédiat vers Cuba et l'URSS. Il fut assassine en 1983 par ses opposants et l'armée poulaire prend le pouvoir. Ce n'est pas du goût des iles voisines et les USA reprennent les choses en main virant Manu militari la clique au pouvoir.
Depuis, le calme est revenu avec une constitution démocratique.
On retrouve ce calme dans la population, caractéristique des anciennes iles anglaises, rien à voir avec les Antilles françaises. Ici par d'agressivité ni de racisme, et pourtant la population est essentiellement noire , issue du commerce triangulaire.
La principale activité demeure le tourisme et la noix de muscade. 
Malheureusement, en septembre 2004, un cyclone d'une intensité maximum a ravagé l'île. On peut en voir encore les restes des dégâts très importants, nombre de maisons éventrées et abandonnées, églises n'ayant plus de tout, épaves de bateaux sur les rochers. Ce furt réellement  Ivan le terrible, et contrairement à Hugo en Guadeloupe 1989, personne n'a payé pour eux !
La marina où je suis depuis mon arrivée du Bresil est magnifique, à l'anglaise, propre, sécurisée, pontons en bois, et tout est lèché. Certainement la plus belle des Antilles, et j'y connais un rayon !
Seul hic, le wifi est totalement minable, c'est pourquoi il vous faudra attendre pour avoir des photos, car le téléchargement prend une plombe. 

Ci-aprés quelques photos des dégâts provoqués par le cyclone de 2004. On imagine la puissance ....




mercredi 2 avril 2014

Fortaleza - Grenade

Voilà la troisième étape bouclée. La plus longue jusqu'à présent, puisque depuis Salavador, j'ai parcouru plus de 2600 miles. Sans encombres et à vitesse élevée, puisque la moyenne est à plus de 7 noeuds/ heure. J'ai même battu le record quotidien avec 192 nautiques en 24 heures ( en SOG, pour les non initiés, c'est le speed on ground, c'est à dire la distance réelle sur la terre ). Il est vrai que l'on était poussé par un courant constant jusqu'à Tobago.
Étape dans un endroit magique au sud de l'amazone : isla da Lençois. Perdue au bout de nulle part, avec dunes de sable hautes de 50m, mangrove et village de pêcheurs qui semble exister depuis la nuit des temps.
Eau boueuse au large du delta de l'amazone , idem au large de la Guyane.
Les allures du bateau variaient du prés au vent de travers, mais jamais vraiment de portant. Je regrette de ne pas avoir de toile anti- roulis dans ma cabine avant car certaines nuit, la position était vraiment scabreuse pour dormir.
L'équipage s'est parfaitement comporté, et j'ai pu manger trés correctement gràce aux talents de l'équipiere sachant faire des sauces pour faire passer les pâtes.
Le temps est finalement passé assez vite, je me suis plongé avec délectation dans Jorge Amado, particulièrement Tereza Batista qui est un vrai chef d'œuvre. J'ai bien fait de lire ses livres après être passé à Bahia, cela permet de situer plus facilement les différents lieux dont il est fait référence dans son livre et de mieux se pénétrer de l'ambiance qui n'a guère changé.
Autre lecture : l'histoire du Bresil, en portugais ! Je m'aperçois que son histoire nous est quasiment inconnue, alors qu'il s'est passe tant de choses depuis 1450. Il est vrai que les Portugais ont tout fait pour préserver ce pays et ses richesses de toute curiosité étrangère. Nous nous sommes faits mis dehors chaque fois que nous avons tenté une incursion. Le livre Rouge Brésil de Ruffin décrit à ce sujet un fait réel, romancé pour le besoin .
J'ai donc quitté ce pays avec regret, n'ayant pas eu le temps de voir grand-chose. J'avais prévu à
l'origine un bon mois de plus, mais le programme a pris un coup dans l'aile avec mon départ retardé
du Cap Vert.






















mercredi 19 mars 2014

Remontée vers Antilles -fortaleza

La remontée est entamée et la distance a parcourir pour arriver vers les Antilles est importante. Le Bresil va nous accompagner encore plusieurs centaînes de milles. Pratiquement pas d'arrêt jusqu'à la Guyane où je compte faire relâche . Le Surinam était dans mes projets, mais il semblerait que les formalités d'entrée soient très compliquées et de plus, ils exigent la vaccination fièvre jaune que n'a pas un équipier. Et puis le bleu des Antilles commence a me manquer !
Aujourd'hui, étape à Fortaleza. Drôle de ville, pas vraiment de centre, des immeubles tours en grand nombre, des zones a éviter à cause des "bandits", une marina dans un état lamentable au pied d'un hotel  moderne qui devrait accueillir les équipes de foot pour le mondial. Bref, on est loin du charme de Salvador voire de Recife. Et puis, tout était fermé car cette journée était fériée, tout cela ne contribuant pas à donner un côté accueillant. Une chose me frappe, plus on remonte, plus la couleur de peau des habitants s'éclaircit, bizarre, j'aurais parié l'inverse !
Pour les appros, le seul supermarché ouvert était un magnifique magasin avec plein de produits Français, et pour cause, il appartient au groupe casino. Et je me suis fait une petite douceur en achetant du boursin aux herbes...car je suis aux légumes depuis le départ, mes équipiers ayant de fortes tendances végétariennes. Vivement un bon steak saignant.
A priori, je ne pourrais alimenter le blog avant une dizaine de jours, un peu de patience.
Pourvu que Taubiracaille ne soit pas en Guyane quand je vais m'y arrêter ! En fait, après réflexion, je pense aller directement vers Trinidad ou Tobago, la Guyane ne présentant pas vraiment d'intérêt après avoir consulté les différents blogs de navigateurs.
Ce matin, séance formalités . 3 administrations différents qui concourent a celle qui fera le plus de photocopies avec quantité de tampons. Je pensais que l'administration de chez nous était championne du monde, elle est largement battue par le Bresil. Quand je demandais au fonctionnaire ce qu'ils faisaient ensuite de tous ces papiers, la réponse " on classe et après je n'en sais rien !"
Pour compléter ce chapitre, a Recife, sur le point le larguer les ammares au petit matin, je vois le militaire qui m'avait délivré les papiers la veille me demander de repasser au bureau du port car il avait oublié de faire une photocopie du papier de sortie de Salvador, et son chef la réclamait ! C'est ainsi que j'ai été véhicule dans la voiture le la marine Brésilienne.




samedi 15 mars 2014

Recife - Olinda

Après une navigation pénible de trois jours ( vent faible, allure au prés, pilote défaillant ) , me voici en escale a Recife. Ville plein d'histoire, marquée entre autres par une occupation Hollandaise en 1630, qui avec leur leader Maurice de Nassau voulaient en faire une nouvelle Amsterdam.ils sont restés 24 ans, chasses par les Portugais. La richesse de la ville fut faite avec la canne à sucre.
Indéniablement, la ville fut riche et l'est encore. Beaucoup de beaux immeubles, d'églises et le charme opère. Elle est construite sur d'anciens marais avec des bras de rivière partout. On l'appelle a juste titre la Venise Brésilienne. Ambiance beaucoup plus feutrée qu'à Salavador. C'est ici que vécu DOM Helder Camara, archevêque et defeunsur acharné des pauvres.
Olinda, toute proche est considérée comme un petit bijou du Bresil. Toute proche de Recife, elle fut la première installation des Portugais, avant Recife. Détruite par les Hollandais, elle devient le lieu de résidence des riches négociants en sucre, préférant les hauteurs de ses collines aux marais de Recife.
Voilà pour l'histoire !
J'ai sillonné ses rues, évitant les hordes de touristes croisiéristes en vagues serrées. Et quel plaisir, maisons colorées, ambiance langoureuse et chaleureuse.
Demain, depart vers Fortaleza. J'espère avec le pilot, car je pense avoir trouve la panne : il buggait sans cesse, et tout cela devrait provenir d'un extincteur que j'avais place trop près du calculateur de cap. En fait, Grace a internet, j'ai pu trouver qu'il fallait qu'il soit éloigné d'un mètre de toute masse métallique. Réponse demain !
J'oubliais de parler des subtilités de l'administration Brésilienne. Il faut en effet faire une entrée et sortie chaque fois que l'on change d'état. C'est donc le cas puisque je viens de l'état de Bahia pour celui de Pernanco. Je me présente donc aux bureaux adéquats, et demande de faire une entrée/ sortie. Réponse : pour la sortie, il faudra repasser ce soir ! Pourquoi ? Parce-que il faut quelques heures entre les deux ! Je fais remarquer que l'heure n'est pas marquée sur le document. Discussion avec chef et chef du chef qui finalement m'accorde de faire les deux. Le fait de lui dire que j'étais un ancien officier de la marine Française a du faciliter les choses, car cette administration dépend de la marine Brésilienne.








Recife vu du large